|
L’expérience montre que lorsqu’un groupe s’engage dans un processus de travail collaboratif, deux conditions s’avèrent fondamentales :
La première condition porte sur la motivation collective relative au projet commun du groupe. C’est cette force qui va pousser les acteurs à (bien) vouloir travailler ensemble ; La seconde condition porte sur les communications indispensables aux mécanismes de coopération et de coordination. Il faut absolument que les acteurs puissent communiquer (interagir) entre eux et partager rapidement des informations pour agir en coordination.
Pour réunir ces deux conditions, le groupe doit pouvoir mobiliser des compétences collectives et individuelles, ces deux niveaux de compétences intégrant des « compétences collaboratives ».
Pour la grande majorité des entreprises, le travail collaboratif représente un investissement dont la rentabilité ne se concrétisera, sauf exception, que sur le moyen terme.
Ces innovations sont incontournables pour affronter les situations de travail actuelles et à venir, qui exigent plus de jeu collectif et de vitesse d’exécution.
Il faut prévoir, organiser, animer et piloter.
Le projet est aussi un processus cognitif. Le projet est un système producteur et consommateur de connaissances. Cette forme d’organisation du travail correspond à plusieurs tendances fortes : la globalisation des marchés, le raccourcissement de la durée de vie des produits et des services qui pèse sur les délais, l’augmentation des exigences des clients qui pèse sur l’équation globale de la valeur, intégrant qualité, coûts et délais.
Le projet est avant tout un processus de communication. La communication « au travail » et le mode projet sont aujourd’hui au cœur d’une nouvelle équation qui est en train de bouleverser les conditions du management de la performance du projet. La communication n’est plus une simple tâche inscrite dans la feuille de route, un simple « plan de communication » à exécuter en temps opportun. C’est au contraire la performance de la communication au travail qui détermine la performance du processus projet. Cette communication détermine l’efficience des pratiques collaboratives mises en œuvre par les acteurs en présence.
En ce sens, la communication est l'activité stratégique au service des pratiques collectives.
L’utilisation d’un plateau virtuel réduite au partage d’une bibliothèque est la plus courante et la moins rentable. Il n’y a pas de collaboration proprement dite, au mieux une coopération rudimentaire.
L’utilisation d’un plateau virtuel associant bibliothèque et discussions dénote une pratique coopérative plus évoluée. La performance des équipes est meilleure et la rentabilité des investissements technologiques suit cette progression. Mais il n’y a pas de collaboration au sens propre du terme.
L’utilisation du plateau virtuel associant bibliothèques, discussions et planning (calendrier de projet couplé au suivi des tâches, voire au workflow) est l’objectif atteint par des pratiques collaboratives matures. Celles-ci fusionnent coopération avec des actions fortes en coordination, pour optimiser la performance du travail en groupe. C’est dans ce cas que la rentabilité des infrastructures technologiques est alors la plus élevée.
Voir le fichier
|